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Passoires thermiques : elles sont 5,2 millions en France

Passoires thermiques : elles sont 5,2 millions en France

Alors que le nombre de passoires énergétiques était de 4,8 millions en 2018, elles sont passées à 5,2 millions en 2022 selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique. Cela concerne 17,3 % du parc immobilier. Or, dans le cadre de la lutte contre la précarité énergétique, le gouvernement a pour objectif de les supprimer. On vous explique donc comment rénover un logement considéré comme tel.

Une passoire thermique, qu’est-ce que c’est ?

Une passoire thermique, aussi connue sous le nom de passoire énergétique, désigne un bien immobilier mal isolé et énergivore. Les sources de déperditions thermiques y sont particulièrement importantes. Mais attention, les passoires thermiques ne doivent pas être confondues avec les biens insalubres. En effet, seule l’isolation du logement est considérée comme vétuste. Aujourd’hui, les appartements ou maisons considérés comme des passoires énergétiques ont un diagnostic de performance énergétique (DPE) F ou G. Leur consommation énergétique dépasse les 330 kWh/m²/an. Un logement propre sera au contraire classé A ou B. Ces bâtiments basse consommation ont une consommation énergétique qui ne dépasse pas 90 kWh/m²/an. Pour savoir si un logement est une passoire thermique, il est possible de se référer :

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  • À la sensation de froid dans l’appartement ou la maison.
  • Aux factures de chauffage et d’électricité qui seraient élevées.
  • La présence d’humidité.

Si vous êtes à la recherche d’un bien immobilier, prenez donc bien en compte son DPE. Car si des travaux sont à prévoir, vous devrez peut-être inclure leur montant dans votre solution de financement trouvée chez Partners Finances ou auprès de tout autre organisme prêteur.

La précarité énergétique, un enjeu important

Aujourd’hui, le gouvernement français s’efforce de lutter contre les passoires thermiques, notamment avec le projet de loi Énergie-Climat adopté en juin 2019. Plusieurs étapes ont ainsi été déterminées au travers de ce plan pour réduire ces logements haute consommation. Depuis cette année, il est ainsi obligatoire d’effectuer un audit thermique en plus du DPE pour louer ou vendre un immeuble ayant une classe énergie égale à F ou à G. Le premier document doit aussi mentionner le niveau de dépenses relatives au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et à la climatisation. À partir de 2023, les logements classés G ne pourront plus être mis à la location. Par ailleurs, pour qu’un bien immobilier puisse être considéré comme énergétiquement décent, sa consommation maximale ne devra pas excéder les 450 kWh/m²/an.

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5,2 millions de passoires thermiques en France

En France, on compte 5,2 millions de passoires énergétiques. C’est 400 000 logements de plus qu’en 2018. Les caractéristiques du logement, ainsi que le type de chauffage a un impact non négligeable sur les performances énergétiques. Par exemple, 44% des logements au fioul sont classés F ou G. Il faut aussi savoir que plus les logements sont petits, plus ils sont énergivores. Pour autant, les passoires thermiques sont plus nombreuses parmi les maisons individuelles qu’au sein des habitats collectifs. 

Comment rénover un bien considéré comme passoire énergétique ?

Lorsqu’on se lance dans la rénovation énergétique d’une passoire thermique, la première chose à faire est de réaliser un audit. Ce bilan doit être effectué par un professionnel. Le thermicien pourra en effet compléter le DPE, qui possède déjà certaines informations comme l’étiquette énergie. Lors de cet audit, une caméra thermique est utilisée pour déterminer si des ponts thermiques sont présents ou non au sein d’un logement. Il donnera aussi des conseils sur les travaux à faire afin d’améliorer la performance énergétique d’un appartement ou d’une maison.

Un travail sur l’isolation thermique

Un travail sur l’isolation thermique pourra ensuite être réalisé. Il faudra alors faire appel à un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE). Agréé par l’État, il vous offrira la possibilité de bénéficier de certaines aides financières. Par ailleurs, il faut savoir que les déperditions de chaleur se font en des points bien particuliers :

  • Le toit.
  • Les murs.
  • Les fenêtres.
  • Le sol.

En fonction des points de déperdition de chaleur, il pourra être nécessaire de réaliser l’isolation de la toiture, des combles, mais aussi des murs ou du plancher bas. Et si cela vient des fenêtres, elles pourront être remplacées par un vitrage plus performant.

Chauffage et ventilation

Rénover un bien considéré comme passoire énergétique passe aussi par le changement du système de chauffage et l’amélioration de la ventilation. Dans le premier cas, il faudra opter pour des équipements de production d’eau chaude et de chauffage écologiques et économiques à la fois. Il est ainsi possible de se tourner vers :

  • Une pompe à chaleur.
  • Un chauffe-eau solaire.
  • Un chauffage au bois.
  • Un chauffe-eau thermodynamique.

Le raccordement d’un logement au gaz est aussi envisageable. Pour ce qui est de la ventilation, son optimisation permettra de la rendre plus efficace. Cela permet donc de réduire la consommation énergétique et d’améliorer le confort thermique. À noter que des systèmes comme la Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) sont éligibles aux aides à la rénovation.

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